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Leçon de style avec Cordova
Je ne pensais pas le dire haut et fort un jour, mais j’ai toujours eu un faible pour les fuseaux. Sauf que j’étais jeune, et que je venais de Chamonix, où le style est plus à la pente raide qu’aux doux virages et à la promenade de santé. Pour être cool, il fallait rider, ou faire très bien semblant. Si je ne me suis jamais acharnée à faire parfaitement illusion, j’ai au moins essayé de donner le change.
Et puis j’ai eu trente ans. Et à trente ans, on le sait, des choses changent. On veut toujours être cool, mais pas forcément selon les mêmes critères. Donc maintenant je peux l’assumer : oui, j’aime les fuseaux.

Un peu d’histoire
Le fuseau originel, c’est celui de la maison Aallard, à Megève, qui vient tout juste de fêter ses cent ans. Appelé d’abord le « pantalon sauteur », celui-ci a habillé le champion Emile Allais, médaillé en 1937, créant par la même occasion la légende autour de cette coupe innovante, plus pratique et plus confortable. Près du corps, sans pour autant mouler, celui-ci est resserré à la cheville.
Il faut attendre 1952 pour qu’une petite révolution secoue de nouveau le monde du ski, avec la création de la marque Fusalp. Sous les crayons de leurs fondateurs, le fuseau se mue en combinaison, qui épouse parfaitement les formes du corps, s’élargit en bas et gagne en technicité. Le but ? Améliorer les performances dans les descentes. C’est ainsi que la fédération française de ski fait confiance à la marque haut-savoyarde pour créer sa tenue de compétition pour les championnats du monde de 1966 au Chili.


C’est à la même époque que l’on voit naître Moncler, qui équipera des expéditions d’alpinistes et des athlètes des JO d’hiver, avant d’opérer un virage vers l’univers du luxe au début des années 2000. Il y a aussi Colmar, en Italie, qui devient dans les années 50 un acteur majeur de l’univers ski, après quasi trois décennies de manufacture (allant de la confection de chapeaux aux bleus de travail, en passant par des sahariennes pour la Légion Étrangère) ou encore Bogner, en Allemagne, qui se taille une place de choix, en combinant recherche autour de matériaux innovants et communication avant-gardiste, grâce aux talents de Willy Bogner, le fils des fondateurs, qui est photographe et cinéaste.
L’élégance du skieur hédoniste
Mais loin de n’être qu’un sport, le ski est devenu une culture à part entière. Chacun peut se l’approprier, et y associer ses plaisirs, sa propre histoire et son imaginaire. Il y a bien évidemment les puristes, amoureux de l’extrême et de la nature, dans tout ce qu’elle a d’indomptable. Et il y a les hédonistes. Ceux qui ont fait du ski un art de vivre. Une esthétique. Une pratique qui va au-delà de la simple glisse : skier c’est aussi expérimenter la station. C’est embrasser, pour le temps des vacances ou de la saison, d’autres habitudes, d’autres ambiances, un rythme à part. On peut se lever pour la première benne, et longuement déjeuner sur une terrasse à 2000m d’altitude. Faire quelques virages, et redescendre pour l’après-ski, juste le temps de changer de chaussures (encore que, pas tout le temps).


Les hédonistes aiment poursuivre leur bon plaisir dans la vie. Rien d’étonnant donc à ce qu’ils prennent soin de leur style jusque sur les pistes. Rien d’étonnant non plus à ce que la coupe de la combinaison fuseau, plutôt flatteuse et éminemment confortable, ait inspiré les créateurs et envahi les collections hivernales. À ce titre, la marque américaine Cordova, qui fête cette année ses dix ans, fait figure de référence.
Jane Seim, fondatrice de la marque et directrice artistique, s’inspire de la nature, du design et du mouvement pour insuffler à ses créations précision et poésie. Et c’est exactement ce qu’on ressent. Chaque pièce du catalogue – qui compte une grosse trentaine de modèles – semble parfaitement aboutie. Le choix des coloris est un parfait équilibre entre classiques subtils et partis pris plus audacieux – pivoine, coquelicot, azur ou encore peau de vache. Les coupes sont affirmées mais pleines de finesse, mélangeant opulence et casual, pour un résultat étonnamment sexy.


Le fuseau, évidemment, a la part belle. Cordova en propose une superbe réinterprétation version combinaison, maniant habilement les contrastes. Formes généreuses et enveloppantes en haut, taille ceinturée, jambes fuselées, chaque détail est pensé pour souligner les courbes. Et l’effet est sans appel : enfiler Ajax ou Myoko, c’est comme enfiler un costume taillé sur-mesure. Un costume de super-silhouette, qui donne cette aura élégante, et dans lequel on glisse avec une fluidité déconcertante d’un univers à l’autre. Le parfait trait d’union entre la ville et les sommets.
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