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Sydney, le souffle chaud
J’ai réalisé que passer une longue période dans un certain contexte, un certain élément, vous rend poreux à son exact contraire. Voilà sans doute pourquoi, en me familiarisant avec les rues de Sydney, j’ai ressenti une excitation un peu disproportionnée. Comme si je n’avais jamais vu de vitrines embijoutées aux devantures cossues, de grandes avenues en pente douce bordées de buildings. C’est juste que le souffle énergique de la ville m’avait manqué, après des mois passés dans l’agitation très relative de la Nouvelle-Zélande.
Il fait gris et chaud à cet instant. Il pleut sur mes bras nus. Un Ibis curieux vient manger les miettes mon Banh-mi entre mes jambes. Pas farouche ceux-là. Je fais un tour sur le marché de The Rocks. Je suis presque un peu perdue ici. Mais dans ces cas-là, il faut marcher. Juste marcher. Je marche jusqu’à arriver devant l’Opéra et le voir, bizarrement, ça me fait quelque chose. Je ne pensais pas. Ses lignes et ses jeux de reflets me fascinent.
J’y reviens trois jours plus tard pour le coucher de soleil. Entre temps, j’ai longé la côte sous le soleil écrasant entre Bondi et Coogee, j’ai visité des musées, des parcs, des quartiers de la ville, chaque étage des vieilles arcades. La parfaite touriste.
Je le prends encore en photo sous toutes les coutures. Sa beauté est étrange, elle ne répond à aucun standard. Et pourtant. Sur l’esplanade se pressent de jolis couples, apprêtés pour la représentation du soir. Smoking et robes colorées. Le ciel est pâle, le sol est mauve, les ferries glissent sur l’eau et les immeubles scintillent d’un éclat mat.
C’est l’heure d’aller boire un old fashioned.








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