Votre panier est actuellement vide !
Arrival in Nara
Nara. Deux syllabes qui chantent, Nara. Un nom évocateur, évanescent, qui parle de forêts enchanteresses, qui offre un doux et paisible voyage à celui qui le prononce. Nara.
C’était une chanson d’Alt-J avant d’être une étape de mon itinéraire. J’y ai traîné mon corps fatigué par le grouillement incessant de Kyoto, espérant y trouver du calme et du repos. J’y ai trouvé du calme et du repos.
Nara, déployant ses ruelles tranquilles et silencieuses aux pieds du voyageur fourbu ; son âme précieuse et charmante à travers des vitrines ciselées, raffinées, chaleureuses ; cachant derrière ses façades sombres une beauté simple et authentique.
J’ai renoué là avec le vide et le silence, le plaisir de me laisser surprendre, l’envie d’arpenter chaque recoin, chaque carrefour, chaque impasse. J’ai déambulé dans le parc, prenant soin de m’extraire du large chemin dallé pour faire craquer mes semelles dans les sous-bois, rencontrer les arbres, leurs formes biscornues, les morceaux de soleil accrochés à leur écorce moussue. J’ai vu les biches, j’ai vu des nuages de pétales envahir l’air comme une neige épaisse et pailletée, j’ai vu des lanternes de pierre, des prières murmurées à l’ombre des sanctuaires, eux-mêmes abrités par des érables et des camphriers.
J’ai pensé qu’il faisait bon vivre dans ce petit coin du monde, qui fût autrefois une grande capitale, où l’on se promène à vélo et en barque sous des cascades de cerisiers. J’ai aimé cet endroit comme l’on aime l’eau fraîche qui vient nous abreuver et nous détendre.
Nara.







Pour recevoir une fois par mois ma lettre d’inspiration, remplie de poésie, de photos inédites et de choses douces, rejoignez la liste de diffusion juste ici 👇🏻



Laisser un commentaire